Écrire pour sortir du trauma


Après un trauma, le patient est envahi par un stress permanent et des ruminations délétères. Prendre la plume et écrire ce que l’on ressent – ou des vers imaginaires – est alors comme une libération.


Depuis l’Antiquité, l’écriture a une fonction réparatrice. Dans la culture gréco-romaine des Ier et IIe siècles, Épictète en fait un exercice régulièrement associé à la méditation, et destiné à se préparer à affronter le réel. Aux États-Unis, dès le xviiie siècle, certains médecins tentent d’exploiter les écrits des patients souffrant de pathologies psychiatriques pour mieux les soigner. Mais c’est seulement à partir du milieu des années 1980 que l’utilisation thérapeutique de l’écriture trouve une véritable validation scientifique, grâce aux études pionnières du psychologue américain James Pennebaker.